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UN LABEL POUR LES ARTISANS TAPISSIERS

07/01/2021

UN LABEL POUR LES ARTISANS TAPISSIERS

Arts du Siège s'affiche au Golf de Carcassonne

07/01/2021

Arts du Siège s'affiche au Golf de Carcassonne

Arts du Siège s'offre un peu plus de visibilité en s'affichant fièrement sur le départ n°10 du Golf de Carcassonne.

C'est un endroit magnifique pour montrer son savoir faire et attirer une clientèle exigeante.

 

Un pas de plus vers une notoriété méritée.

 

A bientôt,

Claire Pagés 

 

 

Départ N°10 au Golf de Carcassonne

 

Paroles de pro : Pourquoi travailler avec un tapissier ?

15/11/2020

Paroles de pro : Pourquoi travailler avec un tapissier ?

Paroles de pro : Pourquoi travailler avec un tapissier ?

Article paru sur le site HOUZZ Magazine :

https://www.houzz.fr/magazine/paroles-de-pro-pourquoi-travailler-avec-un-tapissier-stsetivw-vs~131685193


Le tapissier est un allié incontournable dès qu'il est question de repenser sur mesure son intérieur
Agnès Carpentier
Agnès Carpentier9 Juin 2020
Contributrice HOUZZ. Curieuse de tout ce qui touche à l'aménagement et à la déco, j'aime tester et partager mes trouvailles. Plus
Ce métier fait partie de ces savoir-faire manuels traditionnels qui font la richesse de notre patrimoine. Mais avec la prévalence de la société de consommation, le tapissier versé dans la restauration des sièges d’époque et la tapissière, spécialiste des rideaux et coussins à façon, ont perdu des plumes ces dernières décennies face au mobilier jetable et au cousu à la chaîne. Heureusement, les mentalités changent ! À Paris, Emmanuelle Le Ny et, à Londres, Damien Jaffré, témoignent en exclusivité pour Houzz du renouveau du métier de tapissier et des bonnes raisons d’aller aujourd’hui frapper à sa porte.


Quelle est la fonction du tapissier ?

« La fonction principale du tapissier est la réfection de sièges et canapés de style classique – des périodes de Louis XIII à Empire – jusqu’au mobilier contemporain. Il travaille à la main, utilise les techniques anciennes et les outils traditionnels pour mettre en forme les assises. Il reconstitue les garnissages à partir de matières naturelles comme le crin animal, végétal ou le jute, puis recouvre les assises en cousant les textiles ou les cuirs de finition ou en les clouant à l’aide de semences* », nous explique Damien Jaffré, qui a appris les arcanes du métier qu’exerçait déjà son père dès l’âge de 14 ans.

 

Comment évolue le métier ?

Désireux de faire évoluer sa pratique, Damien Jaffré a traversé la Manche il y a trois ans, pour poser ses valises à Londres. « La clientèle nous demande surtout de refaire des assises des années 20 à 70. Nous travaillons principalement sur des fauteuils scandinaves des années 50, souvent du mobilier de designers. Ça change beaucoup des fauteuils de style car ces assises ne sont pas fabriquées avec des techniques à l’ancienne. L’industrialisation et la production à la chaîne ont imposé des garnissages en mousses que l’on découpe à la scie. Et nous cousons les finitions à la machine », explique-t-il.

En France, le métier évolue également, réenchanté par une nouvelle génération de passionnés. En témoigne Emmanuelle le Ny qui a plaqué sa carrière de marketeuse dans la grande distribution pour fonder les deux boutiques parisiennes de tapissier-décorateur Asseyons-nous. Ses collaboratrices et associées, Flavie, Elsa et Florence, ont quitté de leur côté les secteurs du médical, du modélisme et de la banque pour prendre part à l’aventure. « On reconnaît aux tapissiers leur savoir-faire et la connaissance des matières mais question déco, ils souffraient d’une image vieillotte, en décalage avec les intérieurs actuels. Mes collaboratrices et moi nous sommes réunies autour de notre passion du siège et de la décoration d’intérieur. Nous souhaitons le réinventer, le personnaliser à l’image de notre client pour qu’il se l’approprie et qu’il s’intègre parfaitement dans son intérieur. C’est ce que nous souhaitons montrer dans nos boutiques où l’on nous voit travailler dans le fond mais où la vitrine annonce un décor contemporain », explique-t-elle.

En quoi consiste sa nouvelle fonction de conseil ?

Pour Damien Jaffré, le renouveau du métier est évident. « Si l’on s’adressait surtout au tapissier pour rénover les sièges et éventuellement poser des toiles tendues sur les murs, il s’est également attribué au fil du temps le travail de la tapissière : la création de rideaux sur mesure, de coussins, d’assises de banquettes, de décor de lit… Et le tapissier a beaucoup développé son conseil sur le choix des tissus. Les techniques de garnissage ou de couture sont anciennes et les gabarits immuables mais les tissus évoluent à grands pas et il nous revient d’expliquer au client qu’un velours ou une laine réagissent différemment, qu’un coton résistant et lavable sera préférable pour échapper aux griffes des chats, qu’un traitement Scotchgard évitera les taches… »

Emmanuelle le Ny confirme ce rôle prépondérant de conseil : « Nous demandons aux clients d’apporter des photos de leur intérieur et leur posons des questions sur leur caractère, la place de leur mobilier, les liens qu’ils lui portent… Nous ne les égarons pas dans la boutique en quête du bon tissu au petit bonheur la chance mais leur faisons quatre ou cinq propositions ciblées. Selon nos goûts, nous sélectionnons une fois par an les tissus chez des éditeurs très connus ou plus confidentiels, Pierre Frey, Manuel Canovas, Karin Sajo, Kvadrat… S’il arrive qu’un client ait besoin d’un tissu ancien très spécial, un damas, par exemple, nous pouvons alors le commander à un éditeur particulier. »

Pourquoi plébisciter le tapissier dans les projets déco ?

Si le tapissier se modernise, les clients également changent. Les jeunes générations, plébiscitant le mobilier vintage et la consommation zéro déchet, se tournent davantage vers la personnalisation, le fait-main et les artisanats délaissés. Un réflexe que partagent les architectes d’intérieur ou les décorateurs, qui s’adressent davantage aux tapissiers pour personnaliser les intérieurs contemporains de leurs clients : « Comme on choisit un beau carrelage ou un meuble sur mesure, la personnalisation d’un siège ou d’un rideau participent pleinement à la transformation d’un intérieur moderne », explique Emmanuelle le Ny.

Et celle-ci d’ajouter : « Pour ma part je considère le rideau comme la pièce maîtresse d’un intérieur, la finition, la touche de classe, la cerise sur la déco. Pour une belle fenêtre, le choix d’une belle tringlerie, un travail de spécialiste est nécessaire. Nous consultons à domicile pour une prise de mesures parfaites. » La confection de rideaux, coussins et autres assises de banquettes sur mesure représente en effet la moitié des travaux de l’enseigne Asseyons-Nous.


Quelles sont les pistes d’avenir pour le métier ?

Certains, à l’instar de notre tapissier londonien font encore bouger les lignes lorsqu’ils propulsent le métier d’artisanat du côté de la création artistique : « Je suis un fan de skate depuis toujours et j’avais à cœur de réunir mes deux passions. C’est comme ça qu’est venue l’idée du fat bench », explique Damien qui à ses heures perdues se plaît à transformer sur mesure les skateboards en assises stylées. « J’ai plein d’autres projets en tête et c’est à chaque fois une aventure. C’est pareil que lorsque l’on dégarnit un fauteuil : on ne sait jamais ce que l’on va trouver, mais c’est toujours la même émotion », affirme-t-il, preuve que le métier de tapissier, loin d’être figé dans le passé a de quoi faire rêver les jeunes générations.

Nous retiendrons de ces rencontres que les tapissiers ont bel et bien quitté le fond de leur échoppe pour mieux se réinventer et accompagner l’évolution sociétale. Forces de proposition en termes de décoration d’intérieur, ils ont gagné une dimension de conseil pour devenir les alliés de choix des particuliers et des pros dans la personnalisation d’un habitat sur mesure. N’oubliez pas de les associer à vos projets d’aménagement intérieur dès lors qu’ils intègrent du textile ! « De beaux rideaux et des revêtements de siège sur mesure attestent d’un degré de personnalisation raffinée et très intime de l’habitat », rappelle Emmanuelle Le Ny, la fondatrice d’Asseyons-nous.

Maître Artisan d'Art

04/11/2020

Maître Artisan d'Art

En ce mois d'octobre 2020, Claire s'est vu remettre le titre de "Maître Artisan d'Art" en reconnaissance de son savoir faire acquis au cours de ses nombreuses années de pratique et d'expertise, pour ce métier qui la passionne toujours autant.

Encouragée par la satisfaction grandissante de ses clients, elle continue de perpétuer cette tradition tout en innovant au gré des désirs et des projets qui lui sont confiés.

Elle vous accueille avec toujours autant de plaisir et de passion.

A très bientôt dans son atelier.

Dossier Artisanat d'Art

30/04/2020

Dossier Artisanat d'Art

 

Réputés dans leur domaine, à l’international, ou officiant humblement à l’abri des regards, ils ont tous en commun la maîtrise parfaite d’un savoir-faire manuel, couplé à un sens esthétique aiguisé. Artisan d’art, ce n’est pas une profession qu’on exerce par hasard. Mais par passion, forcément. Qu’elle date de l’enfance ou qu’elle se soit dévoilée sur le tard, elle semble, à écouter ces hommes et ces femmes parler de leur métier, comme une pulsion contre laquelle ils ne peuvent rien. malgré les incertitudes liées à leur statut, ils se sont lancés, écoutant leur cœur – et leurs mains. Midi part à la rencontre de ces professionnels aux quatre coins de la région.

 

ARTISAN D’ART, KÉSAKO ?

 

Artisan, artiste, artisan d’art… Les frontières sont parfois floues et les définitions aléatoires. Les ministères chargés de l’artisanat et de la culture évoquent, concernant les métiers d’art, «la création, transformation ou reconstitution, restauration du patrimoine». Leur activité est «caractérisé(e) par la maîtrise de gestes et de techniques en vue du travail de la matière et nécessitant un apport artistique». Pour résumer, un artisan d’art doit maîtriser un savoir-faire précis pour transformer une matière (bois, fer, cuir, verre…), et produire des pièces uniques ou en petites séries possédant un caractère artistique. Le seul utilitaire n’en fait donc pas partie (c’est le domaine du pur artisan). Une liste officielle de 281 disciplines réparties en 16 domaines (tabletterie, textile, spectacle, luminaire, facture instrumentale, etc.) existe, recensant des pratiques parfois méconnues. Ainsi, l’atrier s’occupe des cheminées, le batteur d’or fabrique des feuilles d’or destinées à la dorure, le poêlier crée et restaure des poêles, le pipier est spécialiste en pipes, le plumassier élabore costumes et accessoires en plumes, etc. En Occitanie, ils représentent 38000 entreprises et 100000 personnes.

 

HÉRAULT

 

  

 

YANN POULAIN

Luthier

Ses  premiers  souvenirs  de  violon  remontent  à  l’enfance,   « lorsque le dimanche, après le repas, mon grand-père se mettait à en jouer ». Intrigué par l’instrument, le jeune Yann se met en tête d’en fabriquer un. Mais les (vrais) luthiers autodidactes, ça n’existe pas. Il suit alors une formation post-bac en Grande-Bretagne, où il intègre les bases du métier, multiples et exigeantes. « On commence par apprendre à façonner nos propres outils », détaille Yann Poulain. Car il s’agit de concevoir et de réaliser un violon de A à Z : choix des essences de bois, dessin technique, ébénisterie, sculpture des volutes, confection des teintures à base de pigments naturels, travail d’acoustique… « Cela demande beaucoup d’abnégation, reconnaît-il. Je dirais qu’il faut environ dix ans pour savoir faire un violon. » Son diplôme en poche, il entre dans le vif du sujet avec le luthier Frédéric Chaudière, à Montpellier, avant d’ouvrir son propre atelier dans la même ville, en 2005. Il s’est spécialisé en instruments haut de gamme destinés aux musiciens professionnels, et ses violons, altos et violoncelles sont joués dans le monde entier.

 

HAUTES-PYRÉNÉES

 

 

 

ROXANE LASSERRE

Céramiste

Originaire de la belle vallée de Gèdre, Roxane Lasserre a choisi le retour aux sources après son apprentissage à Antibes puis en Alsace. Elle a installé son atelier de céramiste dans l’ancienne exploitation familiale au coeur de Gavarnie. Pari risqué : l’endroit est isolé, et l’activité de poterie pas vraiment répandue dans le département. Mais lorsqu’on est passionné,

tout est possible ! Son amour premier, c’est celui de la matière. « Ma spécialité c’est le tournage, j’adore le côté tactile, le façonnage. Dans ce métier, on cohabite avec tous les éléments: la terre bien sûr, mais aussi l’eau, le feu pour la cuisson, et l’air pour le séchage. » Son créneau esthétique : le noir et blanc, et un style abstrait, contemporain et sobre, qu’elle partage volontiers avec les gens de passage. « Ils aiment voir comment on travaille, même si nous sommes un peu isolés géographiquement, ils n’hésitent pas à faire le détour. » Une association de céramistes s’est créée, pour soutenir la profession et lui donner un peu de visibilité. Roxane propose également des cours, se dirigeant de plus en plus vers la transmission.

 

AUDE

 

 

CLAIRE PAGÉS

Tapissière

Non, le tapissier ne tisse pas de tapis ! Du moins, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il est spécialiste de la décoration intérieure, manie l’étoffe et divers matériaux pour réaliser rideaux, fauteuils, têtes de lit, tentures, coussins…

Claire Pagés, installée à Carcassonne depuis 2009, fait tout cela à la fois. Mais le cœur de son métier, c’est la création et la restauration de sièges. « Lorsque le fauteuil est d’époque, je conserve le caractère authentique en le regarnissant en crin végétal ou animal. Mais je travaille aussi les meubles contemporains, avec un garnissage mousse et des sangles élastiques. » La tapissière se rend chez le client, le conseille en fonction de son intérieur et de ses goûts. « Ensuite, c’est lui qui vient  à ma boutique et choisit parmi les 400 références de tissus que je propose. » Le reste du temps, Claire Pagés imagine des meubles d’inspiration classique mais à l’usage contemporain, comme «des têtes de lit design avec ports USB».

 

ARIÈGE

 

 

SYLVIANE SELMA COURGEAU

Sculptrice et lapidaire

Après une licence en philosophie à Nantes, Sylviane se lance dans un CAP de taille de pierre, et fait du forcing pour entrer chez les compagnons des métiers du bâtiment. « À l’époque (en 1998), il n’y avait aucune femme dans leur corporation, mais ils ont fini par me faire confiance ! » Quelques années plus tard, elle crée une fonderie d’art, où elle sculpte le bronze, toujours en Loire-Atlantique. Itinérante de nature, elle passe beaucoup de temps sur les routes, à l’étranger, en Inde, en Syrie. En 2015, elle se fixe en Ariège, où elle explore une nouvelle matière, le Grand Antique, à Moulis. « Un marbre noir et blanc, très dur, tombé dans l’oubli durant des décennies, mais mondialement reconnu. » Sylviane l’utilise pour réaliser des sculptures parfois monumentales, qu’elle peut associer au bronze. Depuis quelques années, l’artiste taille aussi les pierres fines et semi-précieuses. « Je les trouve au cours de mes randonnées, dans les Pyrénées ou les Corbières ». Serpentines, agates, azurites… Façonnées et polies à la main par ses soins, elles deviennent des bijoux uniques, à porter sur soi comme de petits trésors.

 

HAUTE-GARONNE

 

 

 

MYLÈNE CAUCHEFER

Sérigraphe sur textile

Durant les premières années de sa carrière de styliste, à Paris, Mylène Cauchefer est déjà très attirée par «le graphisme et les imprimés». Lorsqu’elle s’installe à Toulouse, elle se lance donc dans la sérigraphie manuelle sur textile. La méthode lui permet d’imprimer ses propres motifs sur du tissu et de reproduire ceux-ci plusieurs fois. « Mais cela reste toujours des pièces uniques, car il y a toujours un infime décalage à chaque fois que l’on répète l’opération. La plupart du temps, je rajoute des détails au pochoir à la fin, explique Mylène. J’accorde une très grande importance aux couleurs : je fais de nombreux essais, pour trouver la nuance parfaite. » Côté matières, elle privilégie les naturelles : « coton, lin et draps anciens dont les fibres sont très ouvertes après de multiples lavages ». Actuellement, elle développe un travail avec une architecte d’intérieur, autour de tentures murales, qui restent dans l’esprit de ses articles de prêt-à-porter : graphisme simple, lignes douces, «entre le rêve et l’abstraction».

 

LOT

 

 

BERNARD LACUCHE

Sellier

À la fin des années 70, Bernard Lacuche commence à s’intéresser au cuir, en pur autodidacte. « Je n’avais pas envie de travailler pour quelqu’un d’autre, et je voulais un métier que je puisse faire dans ma cuisine ! », plaisante-il aujourd’hui. Sa première source d’inspiration : le sac de sa compagne, qu’il reproduit. Dans les années 80, son frère, qui organise lui demande de réaliser les sanglages pour ses animaux. Un premier pas dans l’univers du cheval. Bernard Lacuche, depuis, est devenu expert en fabrication de selles, de bâts, de licols et autres harnais qu’il adapte en fonction des usages très divers qui existent. « Entre les courses, les disciplines olympiques, le dressage, la randonnée, il y a plusieurs mondes équestres. Tous sont très différents. Je fais également de la reproduction de selles anciennes, pour les tournois de chevaliers par exemple. » Maître artisan bourrelier, il est aussi spécialiste en colliers pour la traction animale, qu’il coud et garnit à la main.

 

AVEYRON

 

 

YANICK PUIG

Coutelier

Ferronnier de métier, Yanick dit avoir «toujours été dans la forge». Lorsqu’il s’installe en Aveyron en 2007, son savoir-faire dans l’artisanat du bâtiment lui assure facilement un emploi. Mais il se prend de passion pour les couteaux. Pas n’importe lesquels : les couteaux japonais. Depuis dix ans, il ne réalise plus que des modèles traditionnels. « Ils sont plus précis, plus fins, plus étudiés que les Occidentaux. Leurs lames sont en trois couches : de l’acier de coupe au milieu et un acier plus doux de chaque côté pour amener une certaine souplesse. » À l’aide d’un marteau-pilon, il étire le métal dans sa forge à charbon, puis polie celui-ci à la main, avec une pierre dédiée « qui révèle le bon comme le mauvais, on ne peut pas tricher ! » Bien sûr, il façonne lui-même chaque manche, en bois ou en corne. Yanick Puig s’est fait connaître dans le monde entier et ses couteaux se retrouvent aussi bien entre les mains de simples passionnés de cuisine que de chefs étoilés. Il faut dire qu’il est l’un des rares forgerons-couteliers en Europe à proposer des couteaux de cuisine japonais dans la plus pure tradition.

 

TARN

 

 

AMBRE PIAZZO

ET YANNICK GAUTIER

Joailliers bijoutiers

Ces deux Toulousains se sont rencontrés au lycée. Leur attrait pour l’artisanat les a rassemblés, et leur découverte de la bijouterie sonne pour eux deux comme une «révélation». Ils se lancent ensemble dans un parcours classique, jusqu’à l’obtention de leur diplôme de bijoutier joaillier. Aujourd’hui, à seulement 27 ans, ils sont à la tête de leur petite entreprise, Aquarium Bijouterie, qu’ils ont choisi d’installer à Lavaur. Leur métier consiste à imaginer des bijoux sur mesure pour les particuliers : « Toutes les étapes sont réalisées par nos soins, à la main, dans le respect des techniques traditionnelles du savoir-faire. Seules les gravures et certains sertissages sont confiés à nos collègues artisans occitans. » Ils travaillent les pierres fines et précieuses, connues ou moins connues (le grenat vert, les saphirs de couleurs, les péridots, les spinelles…) et accordent une place toute particulière aux trésors de la mer, «perles de cultures, keshis, et autres nacres…» comme le laisse sous-entendre le nom de leur boutique-atelier.

 

GERS

 

 

CLAIRE LEFEUVRE

Relieuse

Libraire de formation, Claire Lefeuvre a rencontré la reliure d’art en Espagne. Coup de foudre. Elle a ouvert son atelier à Sarrant en juillet dernier où désormais elle embellit et protège les livres qui lui sont confiés. « On m’amène parfois des livres très anciens, religieux, des encyclopédies. Je me souviens aussi d’un livre de cuisine transmis de génération en génération, avec des feuilles volantes à l’intérieur, sur lesquelles étaient notées à la main d’autres recettes. » Son métier, très technique, consiste d’abord à débrocher le livre, puis à ébarber les cahiers, poncer la tranche de l’ouvrage, l’arrondir, le recoudre… « Je travaille un peu comme au XVIe siècle », reconnaît la jeune femme. Ensuite vient la partie décoration. Pour Claire, cela revient à « raconter à l’extérieur du livre, à travers des matières, ce qu’on trouve à l’intérieur ». Autre mission, moins créative mais précieuse : elle reçoit les registres des administrations qui sont dans l’obligation de faire relier leurs documents. « Registres de naissances ou de décès… Je participe à protéger le bien commun, en quelque sorte. »

 

LOZÈRE

 

 

DAVID ROUDIL

Créateur de luminaires

David Roudil est ébéniste et menuisier de formation, spécialisé dans la création et la restauration de meubles. Pendant les périodes creuses, il s’est mis «naturellement » à créer des luminaires. « C’était juste pour m’occuper, sans prétention ni but lucratif », assure-t-il en toute humilité. Puis il a commencé à avoir des sollicitations, et à exposer sur les marchés, nocturnes, pour mieux mettre en lumière ses lampes, au gros oeil sympathique et au look vintage assumé. Elles sont toutes des pièces uniques, imaginées, pour la plupart, à partir de vieux phares que David récupère à droite à gauche : « une mobylette, un ancien camion de pompier, une 2 chevaux… J’accorde de l’importance à leur origine, j’aime savoir d’où ils viennent. » Il conçoit le socle en bois, brosse l’acier à la main pour obtenir la patine désirée, et, lorsque le luminaire est prêt, au terme d’une cinquantaine d’heures de travail, lui donne même un nom. Et la petite famille s’agrandit de mois en mois…

 

PYRÉNÉES-ORIENTALES

 

 

SOLANGE ET CLAUDE MARTY

Ciriers

Ils sont une dizaine, tout au plus, à exercer encore ce métier en France. Les ciriers artisanaux forment cierges et bougies à la main, sans moule, à partir de cire d’abeille ou minérale. L’arrivée du couple dans le domaine est plutôt insolite, et fait suite à une reconversion de Claude Marty, pâtissier, qui a vu dans le travail de la cire une autre forme de «cuisine». Dans leur atelier de Rivesaltes, le couple coule des cierges classiques, tendant des mèches sur un support qu’ils immergent dans de grandes cuves de matière chaude. « Trente à cinquante bains sont nécessaires pour faire un cierge. Et cela prend du temps car entre chaque, il faut attendre que la cire ait figé sur la mèche », explique Solange Marty. La maîtrise des températures et des temps de repos en font des produits de qualité «qui brûlent bien et ne coulent pas». Aspect plus créatif de leur activité : les bougies décoratives, formées à l’aide d’un mélange de cire et de sable, modelées en creux ou en cônes, auxquels ils peuvent ajouter minéraux et coquillages pour la finition.

 

TARN-ET-GARONNE

 

 

CAROLINE BUFKENS

ET LAURENT MALGOUYRES

Verriers

Souffleur de verre : sans doute l’un des métiers d’art qui émerveille le plus le grand public. Métamorphose de la matière en fusion, qui par le souffle se distend, laissant apparaître des jeux de transparence et de couleurs… « Le plus difficile est certainement de cueillir le verre, c’est-à-dire de saisir un peu de matière avec l’extrémité de la canne à souffler et de la garder bien ronde, décrit Caroline Bufkens, installée à Moissac depuis 25 ans avec son compagnon Laurent Malgouyres, également souffleur de verre. Il s’agit de l’enrouler, un peu comme du miel, au bout de ce tube, avant de la souffler. Ensuite on superpose les couches, on ajoute des décors, des couleurs, etc. » Pour réaliser une pièce, le travail à chaud prend entre 4 minutes et une heure. « Pour les objets nécessitant du temps, il faut les réchauffer régulièrement car le verre refroidit rapidement. » Dernière étape, la recuisson, à 510° C, qui dure entre une nuit et quatre jours. À la sortie : vases, luminaires, coupelles, objets de décoration… tous uniques, forcément.

 

 

CARNET D’ADRESSES :

 

Yann Poulain

32 rue de L’amandier - Montpellier (34)

Tél. : 04 34 40 41 88

www.luthier-poulain.com

 

Roxane Lasserre

Quartier Ayrues - Gavarnie Gèdre (65)

Tél. : 06 81 32 87 96

www.lasserreamik.com

 

Claire Pagès | Art du siège

7 allée des Fleurs - Carcassonne (11)

Tél. : 04 34 91 12 06

www.artsdusiege.sitew.com

 

Sylviane Selma Courgeau

Aubert - Moulis (09)

www.sylvianeselma.art

 

Mylène Cauchefer

Idealists don’t stop

120 rue Achille Viadieu - Toulouse (31)

www.idealistsdontstop.com

 

Bernard Lacuche

Rue de la Mairie

Saint-Vincent-Rive-d’Olt (46)

Tél. : 05 65 30 73 97

www.sellerie-lacuche.com

 

Yanick Puig

Capelars - La Salvetat-Peyralès (12)

Tél. : 06 98 10 53 33

www.yanick-couteaux.com

 

Ambre Piazzo et Yannick Gautier

Aquarium Bijouterie

5 rue Carlesse - Lavaur (81)

Tél. : 07 68 94 04 77

www.aquariumbijouterie.com

 

Claire Lefeuvre | Les Âmes papier

12 rue du Milieu - Sarrant (32)

Facebook : @lesamespapier

 

André Combot

Chemin de Catarusse - Vézénobres (30)

Tél. : 04 66 83 52 80

 

David Roudil

3 ZA, Les Terres Bleues - Lanuejols (48)

Tél. : 06 75 02 29 87

www.davidroudil.

wixsite.com/luminaires

 

Solange et Claude Marty

6 rue du Portail neuf - Rivesaltes (66)

Tél. : 06 78 91 98 25

 

Caroline Bufkens et Laurent

Malgouyres | Ce qui est en verre

9 rue Jean Moura - Moissac (82)

Tél. : 05 63 04 21 46

www.cequiestenverre.fr